Le bruit, une nuisance au quotidien.

Le bruit, une nuisance au quotidien.

Tout au long de la journée, les nuisances sonores rythment notre quotidien. Que ce soit à cause de la circulation, de vos collègues de travail qui pensent que leur « incroyable » week-end mérite d’être partagé avec tout le bureau, la musique de votre iPod, les usines environnantes et bien d’autres. Cette pollution sonore, qu’elle vous paraisse gênante ou non, impact notre santé sous plusieurs aspects. Dégradation de l’audition, augmentation du stress, hypertension, problèmes de concentration à l’école comme au travail, nombreuses sont les conséquences de cette surexposition au bruit.

 

Notre vie dans le bruit et son impact sur la société

 

Il apparaît que 86% des Français seraient quotidiennement gênés par des nuisances sonores (d’après une étude IFOP) et près de la moitié des élèves Français auraient des difficultés d’apprentissage dû à une forte exposition au bruit. Une étude réalisée par des chercheurs dans une école élémentaire d’Inwood aux Etats-Unis dans la banlieue de New York démontre que les élèves dont la classe se trouvait en face d’un métro aérien auraient près d’un an de retard en terme d’apprentissage comparés aux élèves situés dans une classe faisant face à une cours intérieur bien plus calme, le bruit impactant leurs facultés à lire et à s’exprimer à l’oral.

Quant à l’impact du bruit sur notre productivité au travail, force est de constater que malgré certains avantages qu’apportent les open-space au niveau de l’organisation et la circulation de l’information au sein de l’entreprise, ils nuisent considérablement sur notre concentration, notre productivité et notre créativité.

Alors, je sais ce que vous pensez, moi aussi j’ai mes écouteurs et ma playlist Spotify, malheureusement augmenter le volume pour s’isoler ne fait que perturber d’avantage notre capacité à mémoriser des informations et nous fait courir le risque d’une surdité précoce.

Ce ne sont là que les conséquences de la pollution sonore au travail et à l’école. Pour beaucoup d’entre nous, ce stress s’évaporera une fois au calme le soir à lire un bon bouquin ou devant la dernière série Netflix, pour beaucoup d’autre, le cauchemar continue. Aéroport à proximité, trafic intense, festivités locales, des bars qui ne respectent pas les horaires de fermeture, des voisins bruyants, le chat de votre voisine qui miaule pour ses croquettes, nombreuses sont les raisons qui pourraient perturber votre sommeil et j’imagine que vous pourriez en citer 5 de plus sans réfléchir.

A savoir qu’au-delà de 40 dB, il vous sera presque impossible de dormir, ce qui laisse donc la porte ouverte aux troubles du sommeil voire aux insomnies.

Pyramide du bruit

Bonne nouvelle pour ceux d’entre vous qui vivent au calme à la campagne et qui ont la chance de ne pas être gênés par la circulation ou les aéroports ou même les parcs éoliens. Oui oui ! Même à la campagne les occasions d’être gêné par le bruit ne manquent pas et d’après beaucoup de commentaires en ligne, les mairies ne sont pas vraiment prêtes à privilégier votre sommeil au profit des grosses entreprises. Coucou la SNCF et ses gares bien bruyantes !

D’après l’OMS vous avez considérablement moins de risques de subir un AVC ou un infarctus lié au stress, en n’étant pas exposé quotidiennement au bruit. Toujours d’après l’OMS, la pollution sonore serait après la pollution atmosphérique la deuxième source de décès au niveau des causes environnementales de morbidité.

Quant aux coûts directs et indirects de cette pollution sonore sur la santé, chaque année c’est environ 57 milliards d’euro que l’Etat Français doit imputer à ses dépenses sanitaires et sociales.

Une étude du Conseil National du Bruit révèle que sur 25 millions de Français confrontés quotidiennement au bruit des transports, 9 millions sont exposés à un niveau critique pour leur santé. Cela engendrerait un coût de 20,6 milliards.

Outre les transports, le bruit au travail coûterait environ 18 milliards par an, car il entraine des accidents et pour certain une surdité professionnelle. Mais le plus gros manque à gagner viendrait de la perte de productivité, engendrée par la fatigue nerveuse et physique des travailleurs.

Auquel se rajoute aussi 11,5 milliards dûs aux bruits de voisinage, entrainant des incivilités et une décote des valeurs immobilières. Pour finir, 6.3 milliards lié aux troubles de l’apprentissage et décrochements scolaires.

 

N’y aurait-il pas là une belle économie à réaliser en diminuant les nuisances sonores ou simplement en apprenant à mieux vivre ensemble?

On dit que la santé n’a pas de prix mais il semblerait urgent d’investir pour la préserver.

A bon entendeur …

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