Ces médicaments très communs sources de perte d’audition

Ces médicaments très communs sources de perte d’audition

Des chercheurs de la Harvard Medical School et du Brigham and Women’s Hospital aux Etats-Unis ont mené une étude sur une potentielle liaison entre des antalgiques et la perte d’audition. Celle-ci a été publiée en 2012 dans l’American Journal of Epidemiology. Les dérives de l’automédication sur la santé Le but de cette étude a été de démontrer que la prise fréquente de paracétamol ou d’ibuprofène provoque des problèmes auditifs. Ces antalgiques réduisant les fièvres, les douleurs ou les inflammations sont souvent utilisés en automédication. Ce sont majoritairement les femmes qui utilisent ces médicaments. Pour cela, 55 850 infirmières âgées de 48 à 73 ans ont répondu à l’étude de l’American Journal of Epidemiology de 1990 à 2012. 33% des participantes ont reconnue avoir des problèmes d’audition. L’utilisation chez les femmes d’ibuprofène et de paracétamol, à une fréquence de 2 jours par semaine ou plus, accroît la perte auditive de l’ordre de 9% à 10% en seulement 6 ans. Si cela s’avère vrai pour 95% des cas avec l’ibuprofène et le paracétamol ça ne l’est pas pour l’aspirine. Concernant les hommes de 50 à 59 ans, des études ont révélé en 2010, qu’il y aurait un risque de 58% au niveau des troubles de l’audition lors d’utilisation régulière d’antalgiques. En cause, l’automédication devenue trop routinière. Entre l’utilisation après le sport pour favoriser une bonne récupération musculaire ou encore avant de se coucher pour avoir un sommeil profond, beaucoup les utilisent quotidiennement. Au fur-et-a-mesure les utilisateurs oublient qu’il s’agit d’une molécule chimique à consommer avec modération, et surtout, sous prescription. En conclusion, les antalgiques fragilisent l’audition. Ces molécules, fragilisent les reins et...